Ce qui nous fait rebondir cette semaine…

Les dommages collatéraux du nucléaire sur les verts et le PS

Les semaines se suivent et les incidents se succèdent pour les verts. Après la cacophonie générée par les difficultés de négociation avec le PS sur le nucléaire, voilà maintenant la zizanie au sein même des verts !
Cette fois, le problème concerne leur propre candidate à l’élection présidentielle, Eva Joly, qui a semblé prendre ses distances avec l’accord signé entre son parti et le PS !
Eva Joly a déjà été désavouée par son porte parole, Yannick Jadot, qui a donné sa démission, en raison de son désaccord avec la nouvelle ligne politique impulsée par la candidate.

La question qui se pose aujourd’hui est donc de savoir si celle-ci va aller jusqu’au bout de la campagne présidentielle et si les verts vont parvenir à gérer cette crise.
La confusion dans laquelle le mouvement se débat n’est pas inédite pour les verts qui ont déjà fait face à un problème de candidats en 2002 aboutissant à la destitution
d’Alain Lipietz au

en 2002 aboutissant à la destitution
d’Alain Lipietz au profit de Noël Mamère.
Si Eva Joly devait renoncer à sa candidature, Nicolas Hulot, en tant que n°2, serait son successeur et deviendrait candidat officiel des verts pour l’élection présidentielle.
Mais serait-ce vraiment la solution pour eux, Nicolas Hulot n’étant pas le plus favorable à la tractation d’accords avec les socialistes ?
Tous ces événements ne profitent donc ni aux verts ni aux socialistes qui voient tous deux leur crédibilité altérée, provoquant une baisse sensible dans les sondages, tandis
que l’UMP tire son épingle du jeu par ses attaques et arguments sur la question du nucléaire.

Vers un abandon de la souveraineté nationale pour sauver l’Euro ?

La rencontre jeudi dernier entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et Mario Monti n’a pas permis d’aboutir à des mesures concrètes, ni de trancher le débat épineux de
l’intervention de la Banque centrale européenne pour endiguer la propagation de la crise.
Si la France souhaite une intervention plus résolue et efficace de la BCE, l’Allemagne y est, quant à elle, totalement hostile. A défaut d’évolutions sur ce sujet et d’une décision
concertée, Paris et Berlin sont arrivés à un compromis et ont annoncé qu’ils feraient, avant le sommet européen du 9 décembre, des propositions de modifications des traités
pour améliorer la gouvernance européenne. Propositions qui ne toucheraient pas la BCE dont les 3 pays ont souligné l’indépendance.
Mais l’évolution des traités est totalement soumise à des mesures, réclamées par l’Allemagne, de contrôles budgétaires plus stricts à l’égard de chaque pays membre, et de sanctions automatiques contre les Etats dont les déficits dépasseraient les 3 % de leur PIB.
José Manuel Barroso a même été plus explicite sur le sujet, demandant à ce que tous les pays de l’union monétaire soumettent à la commission, avant exécution, leur projet
annuel de budget pour approbation.
Ce projet de contrôle renforcé promet des débats animés sur les pouvoirs supranationaux ou intrusifs de la Commission européenne.

La phrase de la semaine

Extraite du rapport spécial de l’agence de notation MOODY’S, le vendredi 25 novembre dernier

« La poursuite de la dégradation rapide de la crise
du crédit bancaire et souverain de la zone Euro menace
le niveau de toutes les notes souveraines européennes »

A surveiller dans les médias

Discours de Nicolas Sarkozy, le jeudi 1er décembre, à Toulon, où le chef de l’Etat s’exprimera sur les conséquences que la France et l’Europe doivent tirer des crises, et pourrait annoncer des mesures pour y faire face.

VERSION PDF : Newsletter n°2 du 21 au 28 nov 2011

 

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