Ce qui nous fait rebondir cette semaine par Jean-Luc Mano & l’agence Edelman

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Téléchargez la Newsletter n°4 du 5 au 12 décembre 2011

Semaine du 5 au 12 décembre 2011

Deux nouvelles candidatures pour la présidentielle 2012 :

Villepin surprenant, Bayrou prévisible
Nouvelle candidature inattendue à l’élection présidentielle,
celle de Dominique de Villepin.
Faibles intentions de vote, peu de moyens, pas de programme
clairement défini : que révèle donc cette candidature qui n’est
sûrement pas vouée à tenir sur le long terme ?
Elle s’assimilerait davantage à une candidature de témoignage,
montrant la volonté de l’ancien Premier Ministre à garder
une place dans le débat politique, mais aussi à une candidature
d’assurance, Dominique de Villepin se retrouvant à nouveau
sous la pression judiciaire, entre les affaires de rétrocommissions
et Relais & Châteaux.
Malgré les très faibles intentions de vote aujourd’hui, autour
de 1 ou 2 %, Nicolas Sarkozy doit se méfier. D’abord parce
qu’elles sont susceptibles de progresser, mais surtout parce
que la réserve de voix du candidat sortant s’amoindrit.
Lorsque Nicolas Sarkozy faisait 30 % au premier tour en
2007, les sondages lui accordent aujourd’hui 24 à 25 % des
voix.
Si la candidature de François Bayrou n’a pas surpris,
l’impact positif de sa déclaration sur les intentions de vote
dans les sondages est net. Le candidat centriste a
progressé de 6 %, depuis la déclaration de sa candidature,
le plaçant sur un socle de départ de 13 %. Le patron du
Modem bénéficie d’un espace important ; il peut rallier les
voix de ceux qui ne veulent ni de Nicolas Sarkozy ni
de François Hollande.
Face à un électorat d’une extrême volatilité, dans une
période de crise qui ajoute à l’indécision, nous assisterons
probablement en 2012 à l’élection la plus ouverte qui soit.
Avec quatre candidats, Nicolas Sarkozy, François Hollande,
François Bayrou, Marine Le Pen, pouvant tourner chacun
autour des 20 % de voix, aucun scénario pour le second
tour n’est à éliminer.

Union européenne : un accord au forceps

A défaut d’être « le sommet de la dernière chance », ce fut
un sommet décisif qui marque la fin de l’Europe, telle
qu’elle était configurée depuis dix ans, et donne naissance
à une nouvelle Europe, à 26 cette fois, et non plus à 27.
Le mécanisme qui s’est mis en place n’est pas celui de la
solidarité, puisqu’il n’est pas question de la mutualisation
de la dette. C’est un mécanisme intergouvernemental qui
s’est passé de référendum pour aller plus vite dans la
gestion de la crise.
C’est un succès clé pour le couple franco-allemand :
allemand pour la rigueur acceptée par tous, même par
des pays hors zone Euro, et français pour l’adoption du
mécanisme européen de stabilité et l’abondement aux
ressources du FMI à hauteur de 200 milliards d’euros.
Inimaginable encore ces derniers jours, la BCE voit son rôle
renforcée puisqu’elle pourra accorder des prêts à 3 ans
avec un taux de 1 % pour les banques qui détiennent la
dette souveraine.
Finalement, ce succès est à la fois un contrat de mariage
mais aussi un divorce, avec le refus de la Grande-Bretagne
de se plier à ces nouvelles règles. Cette dernière se retrouvant
aujourd’hui isolée, une grande partie de sa classe politique
craint un affaiblissement politique et économique.
La phrase de la semaine
Martine Aubry à propos d’Arnaud Montebourg
« Nous avons tout pour gagner, tout sauf l’égo
de certains qui veulent uniquement
faire parler d’eux. »

A surveiller dans les médias

La rencontre de François Hollande, le jeudi 15 décembre,
avec le collectif d’enseignants « Stagiaire impossible

» à
Bondy pour les entendre témoigner de leur expérience et de
leurs conditions de travail, et recueillir leurs éventuelles
propositions ou critiques, après la proposition du candidat
socialiste de recruter 60 000 nouveaux enseignants.

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