Atlantico.fr : « Campagne Sarkozy : les visages de « la firme » 2012″


Le président de la République deviendra officiellement candidat ce soir. Les « Sarko boys » 2012 seront-ils à la hauteur de leurs prédécesseurs de 2007, second rôles influents starifiés par le film « La Conquête » ?

Une réunion de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, dans le film « La Conquête ». Crédit Emilie de la Hosseraye / Mandarin Cinema – Gaumont 2011

Dans le film La Conquête, qui retrace l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007, ils étaient les « sarko-boys » ou « la firme », le premier cercle des proches du candidat de l’UMP. En 2012, qui va composer l’équipe de conseillers au premier rang de la campagne ?

Jeunes loups ou routards rodés de la politique, issus des quartiers populaires ou des classes favorisées, militants UMP de longue date ou fraîchement ralliés au parti présidentiel : pour sa nouvelle équipe de campagne, Nicolas Sarkozy a choisi des profils divers, en misant notamment sur de solides pointures intellectuelles pour développer la stratégie politique.
Stratégie politique : Mignon, Buisson et Guaino à la manœuvre
Le président

de la République va reconduire le trio qui avait contribué à l’élaboration de son programme de 2007.

Major de l’ENA, passée chez Luc Besson en 2010, Emmanuelle Mignon vient ainsi d’effectuer son retour. Ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, c’est elle qui est actuellement en charge de réécrire et condenser le livre sur le quinquennat que le chef de l’Etat doit publier en mars. Catholique fervente, elle jouera un rôle important dans la campagne, mais probablement dans l’ombre, comme à son habitude. Le chef de l’Etat ne connaît que trop bien sa valeur. Son principal adversaire également : selon l’Express, François Hollande la redoute, car il la voit comme la principale artisane du renouveau de la droite en 2007.

Autre stratège politique, Patrick Buisson. Nicolas Sarkozy avait reconnu publiquement qu’il lui devait sa victoire de 2007. Le patron de la chaîne Histoire et conseiller politique du Président joue un rôle prépondérant dans cette campagne. On lui prête la responsabilité de ce que nombre de commentateurs veulent voir comme un virage à droite, même si lui préfère parler de « retour au peuple ». Pour lui, travail, autorité, responsabilité – les valeurs mises en avant dans l’interview au Figaro Magazine de Nicolas Sarkozy – sont celles qui emportent l’adhésion des catégories populaires. Selon Buisson, Nicolas Sarkozy a gagné en 2007 pour avoir su attirer à lui et faire revenir ces catégories populaires dans le jeu politique. S’il doit gagner en 2012 ce ne sera qu’en les mobilisant à nouveau.

Henri Guaino figurera également dans cette équipe de stratèges de premier plan. Conseiller spécial du Président, il conserve sa confiance. Gaulliste, étatiste, il a été en 2007, la « plume » des discours invoquant Jaurès et Blum en début de campagne. Il pourrait constituer l’aile « sociale » du triptyque stratégique entourant le président. Moins discret médiatiquement qu’Emmanuelle Mignon ou Patrick Buisson, il est aussi celui qui est le plus au contact des militants.

Quoi qu’il en soit, le programme du candidat Sarkozy devrait être inspiré par le chef de l’Etat lui-même. Comme l’a indiqué à Atlantico le journaliste devenu conseiller en communication politique Jean-Luc Mano : « le programme de Nicolas Sarkozy sera fait par Nicolas Sarkozy. C’est quelqu’un qui, sur les idées, délègue peu. Il a sa perception de la politique et du peuple français ».
Les premiers rôles de la campagne 2012

Au-delà des stratèges politiques, plusieurs personnalités joueront des rôles clés au sein de l’organisation de campagne.

C’est ainsi Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Environnement, qui sera porte-parole du candidat Sarkozy. Laurent Wauquiez était lui-aussi évoqué pour ce poste, mais il semble – provisoirement ? – hors-jeu.

Guillaume Lambert, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée devrait diriger la campagne (René Ricol, le Commissaire général à l’investissement ayant décliné le poste).

Une demi-douzaine de porte-paroles thématiques pourraient être nommés. Parmi eux, Geoffroy Didier, membre de la Diagonale, un club de réflexion plutôt à gauche, mais aussi Sébastien Huyghe ou les secrétaires d’Etat Nora Berra et Benoist Apparu.

Jérôme Lavrilleux, le directeur de cabinet de Jean-François Copé à l’UMP, serait lui en charge de la logistique.

Les hommes de confiance à l’Elysée de Nicolas Sarkozy joueront également un rôle majeur. Pour certains, cela sera la seconde campagne présidentielle, comme Franck Louvrier, directeur de la communication de l’Elysée, Pierre Giacometti, ancien patron de l’Ipsos et conseiller opinion, ou encore Camille Pascal, conseiller élyséen notamment en charge des médias.

« Il reprend ceux qui l’ont fait gagner en 2007, rien de plus normal, ça le rassure, c’est une manière de renouer avec les recettes gagnantes de la campagne précédente », note pour sa part Ruth Elkrieff, journaliste à BFM-TV, également interviewée par Atlantico.

Toutefois, le président-candidat cherche également à insuffler du sang frais dans sa campagne.
De nouveaux visages…

Objectif, selon Ruth Elkrieff : « renouveler la génération sarkozyste, en tablant sur des gens prêts à tout, qui ne pensent pas à eux-mêmes, mais à lui… à le défendre et le promouvoir ».

Parmi les nouvelles têtes, Guillaume Peltier. Arrivé à l’UMP en 2009, il en est, depuis janvier 2011, secrétaire national chargé des études d’opinion et des sondages. Ses années d’engagement à l’extrême-droite, il les balaye d’une formule : « c’était une sorte de crise d’adolescence politique ». Passé par le Front national de la jeunesse, il sera ensuite numéro deux du Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, où il percera comme porte-parole du candidat en 2007 . Ministres et militants UMP se l’arrachent désormais.

De son côté, la médiatique Valérie Rosso-Debord, membre de la « cellule riposte » de l’UMP, s’est installée dans un rôle de porte-flingue.
… qui passent en partie par la « diversité »

Tout comme en 2007 avec Rama Yade et Rachida Dati, Sarkozy veut mettre en avant des figures « issues de la diversité » pour renouveler ses troupes. « Il s’efforcera de maintenir la diversité, car aucun gouvernement ne peut y échapper. La diversité ne se limite pas à Rachida Dati, d’autres peuvent la remplacer », estime Michèle Cotta, dans un entretien pour Atlantico.

En 2012, ce sont à nouveau deux femmes qui devraient être mises en avant : Jeanette Bougrab, déjà nommée présidente de la Halde, puis devenue secrétaire d’Etat à la Jeunesse et la Vie associative en novembre 2010. Elle pourrait jouer au gouvernement un rôle accru en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.

Agée de 41 ans, Salima Saa ( fille de harkis comme Jeannette Bougrab) devrait elle-aussi tirer son épingle du jeu. Elle dirige aujourd’hui – bénévolement – l’Acsé (Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances ) où elle a notamment lancé un « club des entreprises » pour favoriser les bonnes pratiques en matière de diversité et d’emploi des jeunes. Le président apprécie cette femme dynamique, même s’il ne la connaît que depuis la fin de l’année 2011. Elle sera candidate UMP aux législatives à Roubaix.
Quelle perspective pour les membres de « la firme » 2012 ?

Que deviendra la nouvelle génération du Sarkozysme, an II ? Cinq ans après la « rupture », Jean-François Kahn, le fondateur de l’hebdomadaire Marianne, interrogé par Atlantico, se montre grinçant. Il prend comme exemple les têtes d’affiche de l’ancienne-nouvelle génération : Hervé Morin ? « Il a décidé de changer de camp en une après-midi, pour obtenir le poste de ministre de la Défense. Aujourd’hui, c’est monsieur 0%. » Bernard Kouchner ? « Il était l’homme politique le plus populaire en France, il a aujourd’hui disparu… » Fadela Amara ? « Tout le monde l’aimait. Elle est à l’heure qu’il est, elle s’est évanouie, enfumée. » Et les autres ? « Je ne parle même pas de Jean-Marie Bockel. Qui connait M. Bockel aujourd’hui ? ». Les membres de la nouvelle « firme » savent aussi les risques qu’ils prennent.

 

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